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L'univers fascinant de Luca Jalbert!

Photo du rédacteur: Loranne Bourdages
Loranne Bourdages
il y a 2 jours
10 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 21 heures

L'univers de Luca Jalbert
L'univers de Luca Jalbert

Bonjour tout le monde ! Je suis très heureuse de vous retrouver pour un nouvel article sur mon Blog ! Avec la sortie de mon recueil de poésie, mes autres projets, les vacances d'été et j’en passe, je souhaitais prendre tout le temps nécessaire pour trouver LA personne à vous présenter. Bonne nouvelle, je l’ai trouvée ! Nos chemins se sont croisés cet été et c'est un jeune homme vraiment inspirant. Je vous explique : en juillet, j’ai participé à un casting pour une publicité. Le producteur, Luca Jalbert, a communiqué avec moi pour me dire que je ferais partie de cette belle aventure. J’ai donc fait la rencontre de ce dernier et de toute son équipe extraordinaire. Luca a créé de A à Z un univers immersif pour les jeunes autour de son art pour stimuler la créativité et l’apprentissage : L'univers de Luca Jalbert. La publicité maintenant en ligne a pour but de présenter aux enseignants ses ateliers scolaires pour les jeunes du primaire et du secondaire, ses conférences ainsi que tout son univers qui rassemble l'écriture, la littérature, la bande dessinée et le cinéma. C’est pourquoi, il m'apparaît comme la personne idéale pour cet article en ce début d’année scolaire !


Voici les réponses de Luca à mes questions :


Comment as-tu su si jeune ce que tu voulais faire dans la vie ?


Tout a commencé vers l’âge de 4 ou 5 ans. Dès que j’ai su tenir un crayon, je me suis mis à dessiner. J’étais, et je suis toujours, un observateur attentif. J’aime les images, les personnages, les expressions, les émotions. Très tôt, j’ai aussi découvert le cinéma et les dessins animés. C’est à ce moment-là que j’ai compris que je voulais raconter des histoires à travers l’image. Qu’elle soit dessinée, comme dans la bande dessinée, filmée au cinéma, écrite dans un roman ou même chantée, l’image est devenue mon langage. Depuis toujours, je m’invente des histoires. Je crée des personnages, j’imagine des mises en scène. J’adorais me costumer, interpréter des méchants ou chanter pour faire naître des émotions chez le public. C’est là que tout a commencé.


À quel moment et pour quelles raisons as-tu décidé de fonder ta propre maison d’édition ?


Après avoir essuyé un refus d’une maison d’édition à l’âge de 9 ans pour le premier tome de ma série de bandes dessinées Les aventures de Fonck et Ponck, mes parents ont semé une idée qui allait changer le cours de ma vie. À 14 ans, ils m’ont initié à l’entrepreneuriat et m’ont suggéré de devenir mon propre éditeur en choisissant la voie de l'autopublication. J’ai rapidement compris que cette décision exigerait énormément de travail, d’apprentissage et de persévérance. Mais mes parents connaissaient ma discipline naturelle et savaient que j’étais capable de relever un défi de cette envergure. Avec le recul, je réalise à quel point cette expérience m’a fait grandir, autant comme artiste que comme entrepreneur.


J’ai toujours détesté attendre après les autres pour avancer. Lorsque j’ai un objectif en tête, je préfère prendre les choses en main afin de progresser à mon rythme et de garder le contrôle sur mon parcours. J’ai une foule de projets qui m’habitent et je veux avoir le temps de leur donner vie. Je ne peux pas me permettre de perdre inutilement du temps ou de l’énergie. Alors je fonce. Je prends le taureau par les cornes et je fais tout ce qu’il faut pour transformer mes idées en réalité.


Peux-tu nous expliquer ce que tu as ressenti la première fois que tu as tenu ta propre BD entre tes mains ?


C’est une sensation presque indescriptible. Un mélange de fierté, de satisfaction et d’incrédulité. Tenir ce premier album entre mes mains, c’était un peu comme assister à une naissance. J’avais du mal à réaliser que c’était moi qui avais créé cette bande dessinée, puis réussi à la faire imprimer à 250 exemplaires.


Ce qui rend cette histoire encore plus particulière, c’est que j’ai financé moi-même cette première impression. Dès l’âge de 10 ans, je chantais à l’église de mon quartier et j’ai patiemment économisé cet argent pour donner vie à mon projet. Avec le recul, je trouve fascinant de voir comment tous mes talents finissent par se rejoindre. Je suis profondément multidisciplinaire, et chaque facette de ce que je suis nourrit les autres. Cette fois-ci, c’est ma voix qui m’a permis de publier le tout premier album de la série qui avait pourtant été refusée par une maison d’édition lorsque j’avais 9 ans. Quand j’y repense, je trouve ça complètement fou. Ce refus, qui aurait pu mettre fin à mon rêve, est finalement devenu le point de départ d’une aventure qui m’a appris à croire en moi, à créer mes propres occasions et à ne jamais attendre qu’on m’accorde la permission de réaliser mes projets.


Dans ton parcours, y a-t-il eu un obstacle ou un événement particulier qui s’est finalement transformé en une belle occasion ?


Je dirais que ce premier obstacle, ce refus d’une maison d’édition, a été l’une des plus grandes leçons de ma vie. Sur le moment, ce fut une déception, mais avec le recul, je réalise que c’était un cadeau déguisé. Cette épreuve m’a endurci. Elle m’a appris que la vie ne nous fait pas toujours de cadeaux et que les plus beaux rêves exigent souvent de la persévérance.


J’ai encaissé le coup, je suis tombé... puis je me suis relevé. Et surtout, j’ai continué d’avancer. Aujourd’hui encore, je sais qu’il y aura toujours des tempêtes et des obstacles sur mon chemin. Ils font partie du parcours. Mais chaque réussite que je vis finit par éclipser les difficultés qui l’ont précédée. À chaque accomplissement, je réalise que tous les efforts, les doutes et les défis en valaient la peine. C’est cette conviction qui me pousse à continuer : les obstacles ne sont pas là pour nous arrêter, mais pour nous préparer à aller encore plus loin... Amen ! Hahaha !


Est-ce que tu t'es fixé un objectif particulier à atteindre dans les prochaines années ?


Au cours des prochaines années, mon objectif est de faire rayonner mon travail et mon univers artistique bien au-delà de ma région, où j’ai la chance d’être établi et reconnu depuis près de 30 ans. J’ai envie d’aller à la rencontre d’un public encore plus vaste, partout au Québec, afin de partager mes histoires, mes créations et ma vision. Par-dessus tout, je souhaite inspirer la relève. Si mon parcours peut donner à un jeune le courage de croire en ses rêves, de persévérer malgré les obstacles ou d’oser tracer son propre chemin, alors j’aurai accompli quelque chose de précieux. J’ai toujours cru au pouvoir des histoires. Elles peuvent faire rêver, émouvoir, rassembler et parfois même changer une vie.


Tu rencontres énormément de jeunes dans les salons du livre et lors de tes ateliers scolaires. Quel message souhaites-tu leur transmettre lorsque tu as la chance de parler avec eux ?


J’aimerais leur donner envie d’imaginer, de créer et de croire en leurs rêves. De découvrir une passion, de la transformer en projets concrets, puis d’avancer avec patience, persévérance... et surtout, en ayant toujours du plaisir. C’est ma règle des 5 « P » : Passion, Projets, Patience, Persévérance et Plaisir.


Tu sembles très présent pour la relève. Pourquoi est-ce si important pour toi de redonner à la jeune génération ?


Je me suis construit par moi-même. Bien sûr, j’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont toujours soutenu, mais ils ne venaient pas du milieu artistique. J’ai donc dû apprendre sur le terrain, expérimenter, me tromper et tracer ma propre route. Et ce n’est pas fini !


Maintenant, si je peux faire découvrir cet univers à des jeunes, les guider et leur montrer que tout est possible, c’est un immense bonheur. J’aurais aimé avoir cette chance à leur âge d’avoir quelqu’un qui me guide et m’enseigne l’envers du décor. Au fil des années, je suis devenu un grand frère, un mentor pour plusieurs d’entre eux, parfois même un membre de leur famille de cœur. Eux sont devenus, d’une certaine façon, les amis que j’aurais aimé avoir à leur âge. Ce qu’ils ne savent peut-être pas, c’est qu’ils m’ont autant appris que je leur ai appris. Ils ont contribué, eux aussi, à faire de moi l’adulte que je suis aujourd’hui.


Est-ce que le fait d’être bien entouré et d’avoir des mentors a fait une différence dans ta carrière ?


C’est certain ! Si je suis rendu où j’en suis aujourd’hui, c’est d’abord grâce à une base solide : mes parents et mes grands-parents. Ils ont toujours été là. Dès le premier jour, ils ont cru en moi. Bien sûr, ils croyaient en mon talent, mais surtout en ma détermination et en mon acharnement au travail. Je suis convaincu que ce soutien fait toute la différence dans la vie d’un enfant, et encore davantage dans celle d’un adolescent qui cherche sa place dans le monde. Savoir que quelqu’un croit en nous donne la confiance nécessaire pour continuer, même lorsque le chemin devient plus difficile. Avec le temps, ce cercle s’est agrandi. Ma famille, ma conjointe, mon fils, mes amis proches, mais aussi les jeunes qui s’impliquent dans mes projets et que j’ai le privilège de voir grandir à mes côtés sont tous des moteurs qui me poussent à avancer, à me dépasser et à devenir une meilleure version de moi-même.


J’ai aussi eu la chance de croiser des personnes marquantes sur mon parcours, dont Rock Demers, le légendaire producteur des films Contes pour tous. Il a été un mentor, un ami et, d’une certaine façon, un troisième grand-papa pour moi. Je l’ai connu dans les dernières années de sa vie et j’ai savouré chacune de nos rencontres. Sa sagesse, sa bienveillance et sa passion m’ont profondément inspiré. Ce qui me touche encore aujourd’hui, c’est qu’il me disait souvent que je l’inspirais, moi aussi. Recevoir de tels mots d’un homme que j’admirais autant est un cadeau que je garderai toute ma vie.


Quelle est ta plus grande réalisation jusqu’à présent ?


Mon fils ! 😉 Ça surpassera toujours toutes les autres réalisations. C’est, sans l’ombre d’un doute, ma plus grande fierté et le plus beau projet de ma vie.


Cela dit, si je parle de ma carrière, je dirais que mon projet préféré est toujours le plus récent. C’est celui qui représente le mieux l’artiste et l’être humain que je suis aujourd’hui. Chaque nouvelle création est le reflet de tout ce que j’ai appris, vécu et développé au fil des années. Elle est plus aboutie, plus assumée et plus fidèle à ma vision. J’aime regarder vers l’avant. Je suis fier du chemin parcouru, mais je préfère consacrer mon énergie à ce que je suis en train de bâtir plutôt qu’à ce que j’ai déjà accompli. Pour moi, chaque nouveau projet est une occasion de me dépasser, d’apprendre encore et de raconter des histoires avec un regard renouvelé.


Tu sembles avoir un attachement à la pop culture et à la nostalgie. D'où te vient cet amour pour les années passées ?


Ah, ça fait partie de mon personnage ! Ma Chevrolet Chevette 1985, mon vieux vélo à siège banane, mon style... tout ça fait partie de mon identité. Comme un personnage sorti d’une BD. Je suis un enfant de la fin des années 80 et surtout des années 90. Cette époque m’a profondément façonné.


J’aime en être, à ma façon, un témoin et un passeur pour les nouvelles générations. Les jeunes adorent découvrir cet univers, et moi, ça me garde jeune ! Récemment, un ami d’enfance m’a raconté qu’il suivait mon parcours depuis des années sur le web. Il m’a dit que je dégageais encore l’énergie et l’esprit de notre jeunesse, de ces années plus simples, insouciantes et décomplexées. Que ça lui faisait du bien de me voir rester fidèle à qui je suis. J’avoue... ça m’a vraiment touché.


Tu adores la déco et les objets vintage. Te considères-tu comme un collectionneur ? Si oui, quel objet (que tu possèdes ou que tu voudrais posséder) est le plus précieux à tes yeux et pourquoi ?


J’adore la décoration. Je crois que je tiens ce côté styliste d’intérieur de ma mère. Au fil des ans, j’ai accumulé quelques objets, des films, des bandes dessinées et des vinyles qui me tiennent à cœur. Mais avec le temps, j’ai appris à épurer, à me départir du superflu et à ne conserver que ce qui a une véritable valeur à mes yeux.


Aujourd’hui, je ne cherche plus à collectionner. D’ailleurs, je ne me considère pas comme un collectionneur. J’ai rencontré de vrais collectionneurs, et je sais que ce n’est pas du tout la même approche. Ce n’est pas du tout la même « game » comme on dit. Pour moi, chaque objet que je garde a surtout une histoire, une émotion ou un souvenir qui l’accompagne.


Quel est le secret derrière ta capacité à transformer tes idées les plus ambitieuses en projets concrets ?

Je suis profondément un artiste. Un créateur. Mon cerveau est constamment en ébullition. Je

suis une véritable machine à idées, je crée rapidement, j’ai la tête dans les nuages et je vois des possibilités partout. Mais, contrairement à l’image qu’on se fait souvent des artistes, j’ai les deux pieds bien ancrés sur terre. Mon côté entrepreneur est tout aussi présent. Chaque fois qu’une idée naît, je me pose une foule de questions : est-ce que ce projet est viable ? Est-ce qu’il mérite qu’on y investisse autant de temps et d’énergie ? Y a-t-il un public pour cette œuvre ? Comment le rejoindre ? Quelle stratégie de communication mettre en place ? Ai-je les ressources financières pour le réaliser et une équipe prête à me suivre ?


Je n’ai jamais attendu après les subventions pour créer. J’ai toujours préféré avancer avec les moyens dont je disposais et ne rien devoir à personne. Au fond, c’est probablement cet équilibre entre l’artiste et l’entrepreneur qui me définit le mieux. Je rêve grand... mais je m’assure toujours d’avoir les moyens de transformer ces rêves en réalité.



Luca a vraiment un parcours hors de l’ordinaire qui, j’en suis sûre, inspire beaucoup de gens ainsi que de jeunes créatifs qui aspirent à faire de grandes choses. Je suis très heureuse d’avoir pu en apprendre plus sur son univers et je trouve que c’est vraiment motivant de voir tout ce que Luca crée. Je crois que c’est important de montrer que tout est possible quand on y croit. Il en est la preuve !


Je le remercie d’avoir bien voulu répondre à mes quelques questions ! Ce fut également un réel plaisir de le croiser au Salon du livre des petits lecteurs de Drummondville le 5 septembre.


Souhaitons-lui les 5 « P » et du succès dans ses projets futurs !


Pssst ! Voici le lien vers son site Internet, sa série Web, ses réseaux sociaux et la fameuse publicité dont je vous ai parlé :

Site Internet : lucajalbert.com

Article dans L'Express de Drummondville : La bande dessinée en lumière



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Loranne


  • Dessin de Luca Jalbert fait à main levée lors du Salon du livre
  • Loranne Bourdages et Luca Jalbert lors du tournage de la publicité "L'univers de Luca Jalbert"

 
 
 

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